[LOUISIANE] Jazz, rencontres et transports

Par Guillaume Fournier


De retour à notre programme principal!

Après avoir passé la journée de mercredi à visiter le quartier français, nous avons entamé cette même soirée en nous attablant au 30˚/-90˚, un très sympathique club de jazz situé sur Frenchmen Street.

Malgré nos connaissances encore très sommaires de La Nouvelle-Orléans, il nous semblait déjà évident que c’est sur cette rue que nous trouverions les clubs de jazz actuels les plus pertinents (et non pas sur la très-populaire-et-trop-décadente Bourbon Street).
Il faut aller sur Frenchmen Street, pas sur Bourbon Street! © Samuel Matteau
Pendant près de deux heures, nous avons eu la chance d’être transporté par la musique aux accents blues, soul et jazz du Justin Donovan Band, un extraordinaire trio de jeunes musiciens, qui nous a complètement charmés.

À l’initiative de Yannick, nous nous sommes ensuite dirigés vers un tout petit bar du Faubourg Marigny afin de rencontrer Camille Gac, une cinéaste française installée en Louisiane depuis cinq ans, qui nous a été référée par le CODOFIL.
C'est Camille! © Camille Gac
Rencontre extraordinaire, que celle-là! 

En plus d’être musicienne, photographe et directrice photo, Camille travaille à la coréalisation d’un long métrage documentaire, qui s’intéresse à la question de la langue française, en Louisiane.

Nous avons évidemment passé la soirée à discuter de musique, de cinéma, de langue française, de mille et une choses, bref, qui nous ont permis de mieux la connaître et de mieux comprendre ce qui nous attend, pour notre tournage.

Camille nous a évidemment fait de nombreuses recommandations, que nous tenterons de faire fructifier, au cours des jours à venir.
On se demande qu'est-ce qui a bien pu attirer Camille à La Nouvelle-Orléans... © Camille Gac
Sinon, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous avons appris que la famille de Camille provenait - à tous le moins, en partie -, de l’Algérie. Considérant que nous entretenons des liens très forts avec ce pays, nous trouvions qu’il s’agissait d’un heureux hasard, qui devrait également réjouir nos amis algériens qui continuent de suivre nos aventures, sur ce blogue.

Comme Camille n’a jamais eu la chance d’aller en Algérie, nous avons passé une bonne partie de la soirée à lui vanter les splendeurs de ce pays - que nous portons véritablement dans nos coeurs -, et lui avons très fortement conseillé de s’y rendre un jour.

En sa compagnie, nous avons mangé dans un restaurant de tapas ultra sympathique, qui nous a rapidement fait oublier les pluies torrentielles, qui tombaient sur la ville.
En rappel! © Yannick Nolin
En parallèle de ce souper, nous avons tenté de convaincre Camille de déposer sa candidature pour la prochaine escale de KINOMADA, qui se tiendra cet été, à Québec, puis nous nous sommes séparés, en nous promettant de nous revoir - peut-être même en pays cajun? - avant notre départ.

Jeudi

Jeudi était une journée de transition. 
Journée de transition! © Yannick Nolin
Départ de la maison, location d’une voiture, récupération de l’équipement de tournage…

Car oui, nos problèmes d’assurances se sont finalement réglés, et oui, nous avons finalement pu mettre la main sur notre matériel! 

Joie, bonheur, allégresse, etc. 

Notre après-midi était consacré à une visite plutôt particulière : celle de la célèbre plantation Laura. 

Curieusement - et même si notre guide faisait tout en son possible pour nous intéresser -, nous n’avons pas particulièrement aimé notre expérience.

C’est que la majorité de la visite était consacrée à l’histoire de Laura et de sa famille, tandis que l’histoire de leurs esclaves était pratiquement reléguée aux oubliettes…

Difficile à défendre, disons, comme biais historique.

Voyez tout de même :
© Yannick Nolin

© Yannick Nolin

© Yannick Nolin

© Guillaume Fournier
© Guillaume Fournier

Nous nous sommes ensuite dirigés vers la très industrielle ville de Baton Rouge, où nous avons passé la nuit.

Franchement, nous étions fatigués, et nous n’étions pas particulièrement intéressés à visiter la ville, ce qui fait que nous sommes rapidement allés nous coucher.

Nous savions qu’une grosse journée nous attendait, le lendemain, et qu’il nous faudrait être en forme pour affronter la première étape de notre tournage : le Breaux Bridge Crawfish Festival


Hum, hum!

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