[MANITOBA] Trois filles, trois jours, un film
Par Joanie Lehoux
Et une première journée de tournage de terminée, une!
D'accord, c'était la moins chargée des trois côté prises d'images, mais comme c'était aussi une journée pour fixer les derniers tournages dans notre horaire, on a l'impression d'avoir été sur l'adrénaline depuis notre réveil!
Est-ce que je vous ai déjà dit que les francophones du Manitoba sont gentils? Ah oui, à chacun de mes billets je vous l'ai dit?!? Bon, ben caline, je vais le répéter encore, et encore, et encore.
Parce que leur bonté et leur générosité vont nous avoir profondément touchées.
Preuve #1: L'amie d'une amie à Julie (oui oui!) a rencontré une Franco-Manitobaine il y a un mois environ. Sachant que Julie allait passer deux semaines à Winnipeg pour faire un court métrage, cette amie d'amie a demandé à Lindsay, la Franco-Manitobaine en question, si elle pouvait prendre en note son numéro de téléphone pour le donner en référence à Julie. (Vous me suivez toujours?)
Eh bien, aujourd'hui, Lindsay et son conjoint Joel nous ont offert de nous faire un tour de la ville pour nous montrer les plus beaux endroits où filmer. Nous sommes allés au Fort Gibraltar, reproduction d'un réel fort de traite du début du XIXe siècle et site principal du Festival du voyageur (le plus grand festival d'hiver de l'Ouest Canadien); ensuite, nous nous sommes dirigés vers le parc Elzéar Goulet (un allié métis de Riel qui fut assassiné alors qu'il essayait de se sauver en traversant la rivière Rouge à la nage), parc dont certains chemins mènent en-dessous du pont Esplanade Riel; finalement, nous avons traversé ledit pont pour nous rendre à la Fourche, lieu historique national où les diverses nations Autochtones, bien, bien avant l'arrivée des colons français, se rejoignaient pour échanger et troquer.
Tout au long des milliers d'arrêts que nous avons faits pour filmer des points de vue différents de la ville, Lindsay et Joel nous ont expliqué l'histoire de chacun de ces lieux et la portée historique des actions qui y ont été posées. Décidément, les franco-manitobains connaissent leur histoire sur le bout des doigts!
Au travers de cet échange d'informations, ils s'intéressaient aussi à nous, à notre projet, à notre travail. Ils nous ont offert leur aide, leurs connaissances et leur temps, et ils ont été très patients (c'est long se promener avec trois filles qui arrêtent partout pour prendre des photos ou pour tourner des images)!
Preuve #2: Bon, je ne connais rien des termes techniques, c'est Julie et Franie qui pourraient vous en parler davantage. Ce que je peux dire cependant, c'est que, pour le tournage des capsules que nous voulons faire - et surtout, à cause du peu de temps que nous avons pour les réaliser - les lentilles que nous avions apportées pour le voyage... convenaient oui, mais allongeaient un peu le travail.
Alors que j'étais en communication avec Stéphane, notre ami réalisateur à qui nous devons une fière chandelle pour toute l'aide apportée, Franie me demande s'il n'aurait pas par hasard une lentille Canon 24-105 ou 24-70 chez lui (j'écris ça pour ceux qui savent de quoi il en retourne...). Il me dit que oui, et qu'il nous la prête le temps de notre tournage!! Non mais!
Nous sommes ressorties de chez lui avec la lentille, en nous disant à quel point il avait été une aide précieuse pour le film et pour notre séjour. Stéphane, on te paie le verre mercredi soir lors de notre dernier jour de tournage, qui sera aussi notre dernière soirée en sol manitobain... pour ce voyage en-tout-cas. Je pense que nous reviendrons toutes bientôt profiter du tourisme et de la vie manitobaine...
Preuve #3, #4 et #5: Sans trop en dévoiler, nous avions en tête de filmer ce soir deux personnes en particulier, en même temps. Mais, pendant que les filles repassaient en revue le travail à venir, je rencontrais Eric, directeur général de Artspace, endroit pour soutenir la création d'art visuel à Winnipeg. Quelle rencontre formidable! Un coup de coeur! (Ben oui, un autre!)
Malheureusement, quand je vous dis que je ne connais pas la technique...
Sachant que je risquais de rencontrer Eric seule, Franie m'a montré hier comment fonctionnait l'enregistreuse. Je dirais presque que c'était un jeu d'enfant... Ouais, bon...
Eh oui, lorsqu'est venu le temps d'enregistrer notre principale conversation, qui était ma foi FORT intéressante, je n'ai fait qu'allumer la machine sans toutefois peser sur le bouton «Enregistrement»...
Vous pouvez rire.
Moi, j'avais un peu envie de pleurer en retrouvant les filles.
Sauf que finalement, nous avions la bonne fortune avec nous.
Je vous ai dit plus haut que nous étions supposées filmer deux personnes en même temps ce soir? Pour des raisons de température extérieure et d'horaires qui concordaient difficilement, nous avons rebrassé nos cartes et avons finalement proposé quelque chose de nouveau à nos deux protagonistes de la soirée. Nous en avons annulé une à la dernière minute - mais pour mieux la reporter à demain - alors qu'elle avait déjà déplacé des rendez-vous pour se libérer ce soir (nous la remercions tellement d'avoir embarqué dans notre nouvelle proposition)! L'autre, musicien de métier, a accepté de nous faire, en public, dans un parc, une démonstration de ses talents et de sa capacité à improviser. Il l'a fait avec joie et sans gêne, en nous partageant son humour et son univers créateur.
Alors, à vous tous qui nous avez offert votre temps, votre talent, vos connaissances, votre aide et votre patience, nous vous remercions sincèrement.
Maintenant, que le travail continue!
Et une première journée de tournage de terminée, une!
D'accord, c'était la moins chargée des trois côté prises d'images, mais comme c'était aussi une journée pour fixer les derniers tournages dans notre horaire, on a l'impression d'avoir été sur l'adrénaline depuis notre réveil!
Est-ce que je vous ai déjà dit que les francophones du Manitoba sont gentils? Ah oui, à chacun de mes billets je vous l'ai dit?!? Bon, ben caline, je vais le répéter encore, et encore, et encore.
Parce que leur bonté et leur générosité vont nous avoir profondément touchées.
Preuve #1: L'amie d'une amie à Julie (oui oui!) a rencontré une Franco-Manitobaine il y a un mois environ. Sachant que Julie allait passer deux semaines à Winnipeg pour faire un court métrage, cette amie d'amie a demandé à Lindsay, la Franco-Manitobaine en question, si elle pouvait prendre en note son numéro de téléphone pour le donner en référence à Julie. (Vous me suivez toujours?)
Eh bien, aujourd'hui, Lindsay et son conjoint Joel nous ont offert de nous faire un tour de la ville pour nous montrer les plus beaux endroits où filmer. Nous sommes allés au Fort Gibraltar, reproduction d'un réel fort de traite du début du XIXe siècle et site principal du Festival du voyageur (le plus grand festival d'hiver de l'Ouest Canadien); ensuite, nous nous sommes dirigés vers le parc Elzéar Goulet (un allié métis de Riel qui fut assassiné alors qu'il essayait de se sauver en traversant la rivière Rouge à la nage), parc dont certains chemins mènent en-dessous du pont Esplanade Riel; finalement, nous avons traversé ledit pont pour nous rendre à la Fourche, lieu historique national où les diverses nations Autochtones, bien, bien avant l'arrivée des colons français, se rejoignaient pour échanger et troquer.
| Le pont Esplanade Riel. ©Joanie Lehoux |
Tout au long des milliers d'arrêts que nous avons faits pour filmer des points de vue différents de la ville, Lindsay et Joel nous ont expliqué l'histoire de chacun de ces lieux et la portée historique des actions qui y ont été posées. Décidément, les franco-manitobains connaissent leur histoire sur le bout des doigts!
| Les rubans rouges sont attachés au pont pour une deuxième année, en mémoire des femmes autochtones disparues ou assassinées. ©Joanie Lehoux |
Au travers de cet échange d'informations, ils s'intéressaient aussi à nous, à notre projet, à notre travail. Ils nous ont offert leur aide, leurs connaissances et leur temps, et ils ont été très patients (c'est long se promener avec trois filles qui arrêtent partout pour prendre des photos ou pour tourner des images)!
Preuve #2: Bon, je ne connais rien des termes techniques, c'est Julie et Franie qui pourraient vous en parler davantage. Ce que je peux dire cependant, c'est que, pour le tournage des capsules que nous voulons faire - et surtout, à cause du peu de temps que nous avons pour les réaliser - les lentilles que nous avions apportées pour le voyage... convenaient oui, mais allongeaient un peu le travail.
Alors que j'étais en communication avec Stéphane, notre ami réalisateur à qui nous devons une fière chandelle pour toute l'aide apportée, Franie me demande s'il n'aurait pas par hasard une lentille Canon 24-105 ou 24-70 chez lui (j'écris ça pour ceux qui savent de quoi il en retourne...). Il me dit que oui, et qu'il nous la prête le temps de notre tournage!! Non mais!
Nous sommes ressorties de chez lui avec la lentille, en nous disant à quel point il avait été une aide précieuse pour le film et pour notre séjour. Stéphane, on te paie le verre mercredi soir lors de notre dernier jour de tournage, qui sera aussi notre dernière soirée en sol manitobain... pour ce voyage en-tout-cas. Je pense que nous reviendrons toutes bientôt profiter du tourisme et de la vie manitobaine...
Preuve #3, #4 et #5: Sans trop en dévoiler, nous avions en tête de filmer ce soir deux personnes en particulier, en même temps. Mais, pendant que les filles repassaient en revue le travail à venir, je rencontrais Eric, directeur général de Artspace, endroit pour soutenir la création d'art visuel à Winnipeg. Quelle rencontre formidable! Un coup de coeur! (Ben oui, un autre!)
Malheureusement, quand je vous dis que je ne connais pas la technique...
Sachant que je risquais de rencontrer Eric seule, Franie m'a montré hier comment fonctionnait l'enregistreuse. Je dirais presque que c'était un jeu d'enfant... Ouais, bon...
Eh oui, lorsqu'est venu le temps d'enregistrer notre principale conversation, qui était ma foi FORT intéressante, je n'ai fait qu'allumer la machine sans toutefois peser sur le bouton «Enregistrement»...
Vous pouvez rire.
Moi, j'avais un peu envie de pleurer en retrouvant les filles.
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| Ce n'est pas si sorcier pourtant! Le bouton rouge, toujours le bouton rouge. ©Joanie Lehoux |
Sauf que finalement, nous avions la bonne fortune avec nous.
Je vous ai dit plus haut que nous étions supposées filmer deux personnes en même temps ce soir? Pour des raisons de température extérieure et d'horaires qui concordaient difficilement, nous avons rebrassé nos cartes et avons finalement proposé quelque chose de nouveau à nos deux protagonistes de la soirée. Nous en avons annulé une à la dernière minute - mais pour mieux la reporter à demain - alors qu'elle avait déjà déplacé des rendez-vous pour se libérer ce soir (nous la remercions tellement d'avoir embarqué dans notre nouvelle proposition)! L'autre, musicien de métier, a accepté de nous faire, en public, dans un parc, une démonstration de ses talents et de sa capacité à improviser. Il l'a fait avec joie et sans gêne, en nous partageant son humour et son univers créateur.
Alors, à vous tous qui nous avez offert votre temps, votre talent, vos connaissances, votre aide et votre patience, nous vous remercions sincèrement.
Maintenant, que le travail continue!



Toujours fascinant de lire votre blog... à cause de toutes les découvertes mentionnées mais surtout pour l'humour et le plaisir qu'on y retrouve! Presque désolée que votre périple s'achève....
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